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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 10:28

par Pauline Chevalier, Mathilde Fauchard et Valentin Julia

L’alimentation est, d’un point de vue climatique, responsable de 36% des émissions de gaz à effet de serre en France. En effet, du champ à la poubelle, notre système agricole alimentaire mais aussi nos déplacements ont d’importants impacts environnementaux et sanitaires.
Le “manger local”, “le manger de saison” et “la limitation des déplacements” sont des solutions locales pour un bénéfice global.

1) Le “Manger local”
Le “manger local” a pour but premier de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées notamment au déplacement du produit à travers le monde mais aussi aux déplacements du consommateur.
En effet, il faut savoir que pour produire 1kg de bœuf, l’homme produit près de 18kg de CO2.

L’itinéraire d’un steak haché en production conventionnelle et les émissions de gaz à effet de serre qui y sont liées. (source : http://macop21.fr/defis/je-mange-moins-de-viande/)

L’itinéraire d’un steak haché en production conventionnelle et les émissions de gaz à effet de serre qui y sont liées. (source : http://macop21.fr/defis/je-mange-moins-de-viande/)

Ainsi, il faut privilégier les produits issus de productions locales (dans les grandes surfaces, les boutiques bio...) et préférer les denrées acheminées par train (les rejets de CO2 sont plus faibles). Du point de vue économique, il est possible aussi de s’approvisionner en vente directe : à la ferme, dans les magasins collectifs d’agriculteurs ou dans une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne : association entre consommateurs et agriculteurs qui s’engagent pour un temps. Ainsi, le consommateur paye son panier en avance et l’agriculteur le fournit en légumes et fruits bio).
Les avantages de cette pratique sont nombreux. Bien-sûr il favorise les circuits courts et diminue donc les rejets de gaz à effets de serre. Mais économiquement parlant, cette solution a un bénéfice global. En effet, les AMAP apportent une garantie de salaire à l’agriculteur mais aussi un contact entre le consommateur et le producteur, avec pour le consommateur la garantie de bons produits frais, avec souvent peu de pesticides. 

2) Le “Manger de saison”
Tout comme le “manger local”, le “manger de saison” a pour but premier de diminuer les émissions de gaz à effet serre liées notamment à l’importation de produits à travers le monde en dehors de leur période naturelle de production. 
Par exemple, une tomate produite hors saison, sous serre chauffée ou produite à l’Etranger, aura émis à son arrivée en France jusqu’à 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate produite sous serre non chauffée en SAISON ! 
De même, une botte d’asperges importées par avion du Mexique et achetées en février (hors saison) aura consommé 5,0 litres de pétrole. A l’inverse, une botte d’asperges de Suisse achetées au mois de mai (en saison) aura consommé 0,3 litres de pétrole.
 

Asperges du Mexique, Asperges de Suisse (Source : http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_faktenblatt_ernaehrung_fr_2.pdf)

Asperges du Mexique, Asperges de Suisse (Source : http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_faktenblatt_ernaehrung_fr_2.pdf)

Ainsi il faut privilégier les approvisionnements locaux et éviter les légumes produits sous serre chauffée ; faire ses courses avec les saisons (Par exemple, L’HIVER : les clémentines et les courges ; LE PRINTEMPS : les cerises et les petit-pois ; L’ETE : les fraises et les tomates/courgettes ; L’AUTOMNE : La châtaigne et le maïs).
Cette solution est au service à la fois de la diminution des rejets en CO2 mais diminue aussi la distance de transport et donc de ce fait, moins de traitements sont utilisés pour la conservation des aliments lors du transport et il y a moins d’impacts sur notre environnement mais aussi notre santé.

3) Limiter les déplacements
Le but de limiter les déplacements est encore de diminuer les rejets de gaz à effet de serre. 
Par exemple, un passager émet par kilomètre environ 2,2g de CO2 (en train) ; 30g de CO2 (en bus) ; 115g de CO2 (en voiture) et 153g de CO2 (en avion). 
Ces chiffres ne sont pas assez représentatifs mais ils le deviennent sur une longue distance. En effet, pour un aller Genève-Lyon (environ 150km), un passager émet :
- En train, environ 2,2 x 150 = 330 g = 0,33 kg de CO2
- En bus, environ 30 x 10-3 x 150 = 4,5 kg de CO2
- En voiture, environ 115 x 10-3 x 150 = 17,25 kg de CO2
- En avion, environ 153 x 10-3 x 150 = 22,95 kg de CO2.

Ainsi, il faudrait favoriser le covoiturage (association de personnes pour accomplir un trajet commun dans un même véhicule), l’autopartage également (système qui permet à un groupe de personnes de partager un véhicule et de l’utiliser de façon ponctuelle). Il est préférable de privilégier aussi les transports en commun principalement en train, en tramway, en métro puis en bus et d’utiliser son vélo pour les trajets courts.
Cette solution permet de réduire la pollution mais aussi de réduire les frais de déplacement.

A vous de choisir et d'agir.

A LIRE ET VOIR D'URGENCE SUR LE SUJET :

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2016/02/03/que-faire-apres-les-revelations-de-cash-investigation-sur-lagriculture-qui-tue/

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