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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 10:28

par Pauline Chevalier, Mathilde Fauchard et Valentin Julia

L’alimentation est, d’un point de vue climatique, responsable de 36% des émissions de gaz à effet de serre en France. En effet, du champ à la poubelle, notre système agricole alimentaire mais aussi nos déplacements ont d’importants impacts environnementaux et sanitaires.
Le “manger local”, “le manger de saison” et “la limitation des déplacements” sont des solutions locales pour un bénéfice global.

1) Le “Manger local”
Le “manger local” a pour but premier de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées notamment au déplacement du produit à travers le monde mais aussi aux déplacements du consommateur.
En effet, il faut savoir que pour produire 1kg de bœuf, l’homme produit près de 18kg de CO2.

L’itinéraire d’un steak haché en production conventionnelle et les émissions de gaz à effet de serre qui y sont liées. (source : http://macop21.fr/defis/je-mange-moins-de-viande/)

L’itinéraire d’un steak haché en production conventionnelle et les émissions de gaz à effet de serre qui y sont liées. (source : http://macop21.fr/defis/je-mange-moins-de-viande/)

Ainsi, il faut privilégier les produits issus de productions locales (dans les grandes surfaces, les boutiques bio...) et préférer les denrées acheminées par train (les rejets de CO2 sont plus faibles). Du point de vue économique, il est possible aussi de s’approvisionner en vente directe : à la ferme, dans les magasins collectifs d’agriculteurs ou dans une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne : association entre consommateurs et agriculteurs qui s’engagent pour un temps. Ainsi, le consommateur paye son panier en avance et l’agriculteur le fournit en légumes et fruits bio).
Les avantages de cette pratique sont nombreux. Bien-sûr il favorise les circuits courts et diminue donc les rejets de gaz à effets de serre. Mais économiquement parlant, cette solution a un bénéfice global. En effet, les AMAP apportent une garantie de salaire à l’agriculteur mais aussi un contact entre le consommateur et le producteur, avec pour le consommateur la garantie de bons produits frais, avec souvent peu de pesticides. 

2) Le “Manger de saison”
Tout comme le “manger local”, le “manger de saison” a pour but premier de diminuer les émissions de gaz à effet serre liées notamment à l’importation de produits à travers le monde en dehors de leur période naturelle de production. 
Par exemple, une tomate produite hors saison, sous serre chauffée ou produite à l’Etranger, aura émis à son arrivée en France jusqu’à 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate produite sous serre non chauffée en SAISON ! 
De même, une botte d’asperges importées par avion du Mexique et achetées en février (hors saison) aura consommé 5,0 litres de pétrole. A l’inverse, une botte d’asperges de Suisse achetées au mois de mai (en saison) aura consommé 0,3 litres de pétrole.
 

Asperges du Mexique, Asperges de Suisse (Source : http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_faktenblatt_ernaehrung_fr_2.pdf)

Asperges du Mexique, Asperges de Suisse (Source : http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_faktenblatt_ernaehrung_fr_2.pdf)

Ainsi il faut privilégier les approvisionnements locaux et éviter les légumes produits sous serre chauffée ; faire ses courses avec les saisons (Par exemple, L’HIVER : les clémentines et les courges ; LE PRINTEMPS : les cerises et les petit-pois ; L’ETE : les fraises et les tomates/courgettes ; L’AUTOMNE : La châtaigne et le maïs).
Cette solution est au service à la fois de la diminution des rejets en CO2 mais diminue aussi la distance de transport et donc de ce fait, moins de traitements sont utilisés pour la conservation des aliments lors du transport et il y a moins d’impacts sur notre environnement mais aussi notre santé.

3) Limiter les déplacements
Le but de limiter les déplacements est encore de diminuer les rejets de gaz à effet de serre. 
Par exemple, un passager émet par kilomètre environ 2,2g de CO2 (en train) ; 30g de CO2 (en bus) ; 115g de CO2 (en voiture) et 153g de CO2 (en avion). 
Ces chiffres ne sont pas assez représentatifs mais ils le deviennent sur une longue distance. En effet, pour un aller Genève-Lyon (environ 150km), un passager émet :
- En train, environ 2,2 x 150 = 330 g = 0,33 kg de CO2
- En bus, environ 30 x 10-3 x 150 = 4,5 kg de CO2
- En voiture, environ 115 x 10-3 x 150 = 17,25 kg de CO2
- En avion, environ 153 x 10-3 x 150 = 22,95 kg de CO2.

Ainsi, il faudrait favoriser le covoiturage (association de personnes pour accomplir un trajet commun dans un même véhicule), l’autopartage également (système qui permet à un groupe de personnes de partager un véhicule et de l’utiliser de façon ponctuelle). Il est préférable de privilégier aussi les transports en commun principalement en train, en tramway, en métro puis en bus et d’utiliser son vélo pour les trajets courts.
Cette solution permet de réduire la pollution mais aussi de réduire les frais de déplacement.

A vous de choisir et d'agir.

A LIRE ET VOIR D'URGENCE SUR LE SUJET :

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2016/02/03/que-faire-apres-les-revelations-de-cash-investigation-sur-lagriculture-qui-tue/

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 20:31
Paroles d'écodélégués

Je m’appelle Leonora, je suis en Terminale S et je suis éco-déléguée depuis maintenant 3 ans. Les éco-délégués sont un groupe d’élèves sérieux et motivés cherchant à sensibiliser les jeunes de notre lycée aux gestes et attitudes écoresponsables à adopter. Au sein de ce groupe plusieurs actions sont proposées afin que chacun puisse trouver son centre d’intérêt. Cette année, je m’occupe de l’atelier recyclage. L’atelier consiste à rendre les objets utilisés du quotidien, qui normalement devraient finir dans une poubelle, en objets réutilisables. Par exemple, nous avons transformé des capsules de cafés en colliers ou bracelets pour femme, des canettes de soda en cendriers et même des rouleaux de papiers toilettes en sapin de Noël.

Parmi les nombreuses actions proposées par les éco-délégués, il y a les livres, ce qui comprend la vente, la récupération ainsi que le rangement, le jardinage, ainsi que la cantine avec le tri des déchets mais aussi les propositions de menus végétariens. Nous organisons aussi chaque année une journée qui permet de montrer aux autres élèves ce que nous faisons tout au long de l’année, mais aussi de les sensibiliser davantage et peut être même de recruter de nouveau éco-délégués.

Cette année scolaire était organisée la journée ‘’Change (pour) ton climat’’ le vendredi 18 décembre. Notre but était de refaire la même journée que l’an passé qui avait très bien fonctionné et dont beaucoup étaient très satisfaits. Nous avons remplacé certains ateliers et tout de même gardé d’autres ateliers: tels que la récupération et vente des livres, des vêtements et de jouets mais aussi l’atelier recyclage et l’animation cuisson solaire. Parmi les nouveaux ateliers proposés il y avait un débat sur le changement climatique, la plantation d’un arbre, un parcours de maniabilité trial, mais aussi des animations proposées par les AP de SES. Cette année, la journée a été moins bénéfique que l’année dernière même si je reste toutefois assez satisfaite. De mon point de vue, une journée c’est trop court et il faudrait étendre cela à une semaine, en intervenant pendant les pauses de midi, car cela permettrait de mettre au courant plus de monde.

Par ailleurs, ce qui me plait le plus dans le groupe des éco-délégués c’est que c’est un groupe assez ouvert, les professeurs accueillent à bras ouvert toutes les propositions et étudient et prennent au sérieux chacune d’entre elles. De plus, le fait que plusieurs actions soient proposées permet de choisir en fonction de ses centres d’intérêts et donc de contribuer pleinement à l’atelier. Les éco-délégués c’est aussi un moyen de faire de nouvelles connaissances avec des élèves du lycée de mêmes centres d’intérêt que soi.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 18:36

Très utilisée en laboratoire, la micropipette sert à effectuer des prélèvements de liquides.

Suivez les conseils des apprentis biologistes qui l'ont testée pour vous lors d'une expérience de biologie moléculaire.

Une vidéo conçue et réalisée par Myriam Djouka, Sarah Hanke, Julie Mazillet et Laureen Moret.

https://www.youtube.com/watch?v=1SyWqyubNZg

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 10:43

Les élèves d'AP 2nde de l'option radio ont réalisé leurs premiers reportages diffusés sur la radio partenaire.

Le sport peut-il nous faire courir des dangers ?
avec Cyrille Eymard, professeur de sport au Lycée

Comment utiliser l’informatique au quotidien pour ses loisirs ?
avec Jean-Philipe Foisset, professeur des sciences de l’Ingénieur au Lycée

Cinéma : comment organiser une programmation ?
avec Michel Frère, coresponsable de l’association Cultures & Cinéma dans le Pays de Gex

Comment éliminer les déchets dans le Pays de Gex ?
avec Muriel Lasvel, chargée du traitement des déchets à la Communauté de Communes du Pays de Gex

Alcool et drogues : les dangers de l’addiction,
avec Sylvaine Mathieu infirmière scolaire au Lycée

Entre concert et tournée La vie d’un musicien
avec Philipe Ekeke, musicien

Jeunes reporters pour l'environnement

Pour les écouter, cliquez sur le lien :

http://www.radiozones.com/questionsdejeunes.php

L'équipe se prépare pour participer au concours "Jeunes reporters pour l'environnement" avec deux reportages en préparation.

A suivre...

Jeunes reporters pour l'environnement
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 15:55

Vendredi 18/12, c'est la journée "change (pour) ton climat".

- Vente de livres et d'objets réalisés par les éco-délégués de l'atelier créatif. Les bénéfices seront versés pour l'association « Tchad Solaire » (voir les détails ci-dessous).
- Expositions diverses sur "le climat" mais aussi "nos robinets et les économies d'eau", "la cuisson solaire", "bénéfices des plantes du jardin"... dans le hall d'entrée et au jardin dans la cour du lycée.
- Exposition sur le recyclage des déchets par le SIDEFAGE (Syndicat Intercommunal de gestion des DEchets du FAucigny Genevois)- Exposition sur la réutilisation des matériaux par l'Atelier Gessien de Collecte et de Recyclage. Une collecte de vêtements et jouets sera organisée le matin.
- Animations sur le temps de midi par les AP SES
- Animation sur la cuisson solaire de 13h30 à 14h40 (salle de SVT).
- De 12h à 13h30, venez tester votre équilibre à vélo dans la cour du lycée. Prêt de vélo pour réaliser un parcours maniabilité et trial.

- Dans l'une des salle info, en libre accès, des sites de jeu et des reportages sur le climat :

Clim'City : http://climway.cap-sciences.net/climcity.php

Le jeu du changement climatique : http://www.alterecoplus.fr/cop21-aidez-francois-hollande-a-boucler-un-accord-sur-le-climat-201512041600-00002673.html

Des éco-délégués feront passer le message dans les classes.

Nous comptons sur votre enthousiasme.

Pour en savoir plus :

- l'Atelier Gessien de Collecte et de Recyclage : http://agcratelierinsertion.blogspot.fr/

l'Atelier Gessien de Collecte et de Recyclage (l'AGCR) est un atelier d'insertion par l'activité économique situé à Saint Genis Pouilly, dans le Pays de Gex. Il collecte, recycle et revend des meubles, de l'électroménager, des livres, de la vaisselle, des vêtements… avec 24 salariés en insertion.

- Le SIDEFAGE : http://www.sidefage.fr/

Le SIDEFAGE est un EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale). Son nom signifie : Syndicat Intercommunal de gestion des DEchets du FAucigny GEnevois, étendu depuis sa création au Bassin Bellegardien, Pays de Gex, Pays de Seyssel et Haut Bugey.

Change (pour) ton climat : tout un programme

- L'association TCHAD SOLAIRE : http://tchadsolaire.com/

La nourriture distribuée aux réfugiés par le Programme Alimentaire Mondial consiste en général en aliments secs (en raison de la longue durée de transport entre les zones de production et le Nord du Tchad), donc de la farine de maïs, soja, ou similaire, des haricots ou lentilles, un peu d'huile et de sel. Cette nourriture ne peut être mangée qu’après cuisson. Dans ces régions semi-désertiques, le bois de chauffe est extrêmement rare ou absent. Par contre, la cuisson par énergie solaire est possible entre 300 et 330 jours par an.

Avant l’arrivée de Tchad Solaire et l’introduction des différents types de fours solaires, les femmes réfugiées sortaient très souvent du camp pour chercher du bois de chauffe. Ces sorties ont souvent donné lieu à des conflits très sévères.

TchadSolaire a mis en place des projets de formation pour la construction, l'utilisation et l'entretien des cuiseurs solaires, dans les camps des réfugiés du Darfour situés dans l’Est du Tchad à Iridimi (2005), Touloum (2007) et Oure Cassoni (2008)...

- Portraits d'un monde ébranlé par le changement climatique :

Fonte accélérée des glaciers, montée des eaux, sécheresses et inondations : aux quatre coins du monde, le dérèglement climatique est à l'œuvre. Partout, il affecte les modes de vie, menaçant les cultures et la sécurité des populations. Pour en saisir la complexité, l'urgence et les adaptations possibles, Le Monde s'est rendu dans les lieux les plus emblématiques du réchauffement de la planète et parfois les plus reculés. Récit en 14 reportages interactifs.

http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2015/10/12/portraits-d-un-monde-ebranle-par-le-changement-climatique_4787708_3244.html

- Le cinquième rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) :

La synthèse de référence des travaux de milliers de chercheurs pour comprendre les changements climatiques passés et à venir.

http://leclimatchange.fr

Cuiseurs solaires au Tchad - Copyright 2015. TchadSolaire. All rights reserved

Cuiseurs solaires au Tchad - Copyright 2015. TchadSolaire. All rights reserved

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 15:40

Vendredi 18 décembre, c'est la journée "Change (pour) ton climat" coordonnée par le groupe de travail "développement durable" du lycée avec la participation (active) des éco-délégués.

Des animations, des expositions, des projections de films...

En attendant, pour en savoir plus sur le changement climatique, ses enjeux, les solutions possibles, cliquez sur les liens :

10 vidéos pour comprendre les changements climatiques

Une sélection de vidéos pour s'informer et se forger son propre opinion.

Carbone sol - ID - aire

Les travaux d'élèves de T ES et T S du lycée et des extraits audios du débat mené l'an dernier sur le sujet. Actualisation à venir.

Un arbre pour le climat

Planter un arbre ? Une bonne idée pour, en plus, préserver la biodiversité.

Change (pour) ton climat
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 15:25

Les inscriptions au club photo sont ouvertes.

Cette année, ce sont les lycéens qui reprennent en main la gestion du club photo.

Si vous êtes intéressés, écrivez à :

clubphotoferney@yahoo.fr

en indiquant vos nom, prénom et classe.

Une seule condition : être membre de la MDL.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 09:09
Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

Les élèves de l'AP "recherche scientifique" ont poussé la porte de la salle 16 de la Faculté des Sciences de Genève il y a quelques jours.

Ils ont cohabité avec les innombrables machines et outils au service de l'étude des cellules et des molécules du vivant.

Ils ont extrait leur ADN pour étudier leur génotype. lls vous expliqueront très prochainement la meilleure manière d'utiliser une micropipette, une centrifugeuse, une cuve à électrophorèse... Des conseils techniques et astuces en image.

 

Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Au coeur des machines de la Faculté des Sciences

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Bientôt en ligne...

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 09:28

Par Baptiste Rochette, Valentin Gobert et Monica Lisacek

Encore aujourd'hui, le traitement des grands brûlés fait partie des interventions médicales les plus critiques et requiert un savoir faire hautement spécialisé. En effet, les brûlures sévères représentent des types de traumas extrêmement délicats à traiter. Les blessures sont sévères et très douloureuses; l’efficacité des méthodes de traitement à court terme n’est peut-être pas évidente à percevoir, mais est primordiale pour une bonne guérison sur le long terme. Cependant, plus le séjour à l’hôpital est prolongé, plus les risques d'attraper des maladies nosocomiales sont accrus.

Au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), les chirurgiens commencent à réhydrater le patient brûlé et font un contrôle de ses organes vitaux pour ensuite nettoyer sa plaie - il s’agit en fait d’enlever les tissus morts. Le but de cette opération est de réduire l’inflammation causée par la présence de ces tissus. On y applique enfin des pansements dits « biologiques » à base de collagène que l’on change tous les deux jours, lors de la douche du patient. C’est en effet à ce moment que le débridement, c’est-à-dire le nettoyage de la plaie, s’effectue. L’amélioration des pansements biologiques est le défi majeur du projet de recherche B5 (Biological, Biodegradable and anti-Bacterial Burn-wound Bandages) soutenu par SwissTranMed, un projet mis en place spécialement pour améliorer les techniques de traitements actuels de ces traumatismes. Malgré l’attention minutieuse donnée au traitement de ces plaies, le changement de pansement ouvre la possibilité à de nombreuses infections bactériennes telles que celles provoquées par le germe coriace Pseudomonas aeruginosa.

Le B5 face à la Pseudomonas aeruginosa

Le projet B5 implique de nombreux partenaires: à Lausanne (CHUV, EPFL, UNIL), à Berne (UNIBE), à Zurich (UZH), et à Genève (UNIGE). Aujourd’hui, ces différents centres de recherches ont pour objectif de mettre au point de nouveaux pansements biologiques. Ces types de pansements existent déjà, toutefois leur utilisation en cas d’infections est impossible étant donné qu’ils ne possèdent pas d’activité antibactérienne. Le pansement biologique consiste, dans le cas présent, en une matrice de collagène dans laquelle des cellules fœtales sont insérées. L’avantage de ces cellules est leur capacité à produire des facteurs de croissance qui favorisent la division cellulaire et ainsi une bonne cicatrisation de la plaie. Lors de brûlures sévères sur de grandes surfaces (2-3eme degré) la seule production de facteurs de croissance est insuffisante, c’est pourquoi les chirurgiens ont recours à la greffe de peau. Habituellement, un peu de peau saine est prélevé sur le patient et est mis en culture en vue d’une greffe environ deux semaines plus tard. Le problème majeur reste les infections bactériennes, et c’est pour cela que les chercheurs essaient tout d’abord de comprendre l’environnement type des plaies des grands brûlés. L’analyse physico-chimique des exsudats permet d’identifier les paramètres importants dans ce liquide biologique et ainsi de les reproduire artificiellement. Il est toutefois très difficile d’identifier l’environnement commun à toutes les plaies des patients, puisque les exsudats sont tous différents et il y en a même qui contiennent des antibiotiques. Cependant; il semblerait que ce soit la seule manière de comprendre comment les bactéries colonisent le pansement.

Le B5 face à la Pseudomonas aeruginosa

Le Dr Gonzalez, chercheur en biologie, nous a parlé d'une de ses multiples approches : il essaye par exemple d’analyser le comportement de Pseudomonas dans les exsudats de brûlures, en particulier la production de facteurs de virulence, et observe au microscope confocal la prolifération des bactéries à l’intérieur des matrices de collagène. Parmi ses prochaines expériences figure l’analyse du profil d’expression des gènes de Pseudomonas aeruginosa lors d’une croissance dans un exsudat de référence (il s’agit d’exsudats issus d’un mélange de plusieurs exsudats, caractérisé par une absence de tout traitement antibiotique). A l’EPFL, ses collaborateurs tentent de comprendre comment les peptides anti-bactériens s'intègrent dans les pansements. Ces peptides agissent contre une bactérie très étudiée: la Pseudomonas aeruginosa - la bactérie la plus présente dans les infections des plaies des grands brûlés. Elle peut se développer dans l'exsudat, même si elle ne s’y développe pas toujours bien et nécessite environ 12 heures « afin de s’habituer aux conditions du milieu ». Les chercheurs ont trouvé dans les exsudas différents composants comme l'urée, le lactate, du cholestérol et des minéraux tels que le zinc et le cuivre dont les deux derniers sont les plus importants. C’est la concentration de Zn et de Cu relative à d’autres milieux biologiques qui intéresse particulièrement les chercheurs, surtout quand cette concentration est “élévée”. En effet lorsque la bactérie est en contact avec ces métaux, afin de les éliminer, la P. aeruginosa active certaines voies de signalisation qui activent à leur tour des gènes pour une pompe à efflux qui a pour but d’expulser les métaux de la bactérie. Le problème est que cette réaction engendre également l’inhibition d’un gène codant pour une porine, c’est-à-dire un gène provoquant des portes d’entrées pour les antibiotiques de la famille des carbapénèmes, parmi les derniers antibiotiques efficaces contre Pseudomonas. En somme, cette réaction entraîne une résistance de la bactérie aux antibiotiques. Sa résistance se manifeste par une virulence comme le montrent des pigments spécifiques de couleur bleue, la pyocyanine, et la sécrétion de toxines. Des chercheurs de Genève ont montré dans de précédentes études que certains appareils médicaux, tels que les cathéters urinaires, relâchent dans le malade du zinc ou du cuivre pouvant induire une résistance aux antibiotiques chez la bactérie P. aeruginosa. L’induction (à ne pas confondre avec sélection, ici on ne parle pas de mutations) de cette résistance aux « derniers » antibiotiques pose un grave problème médical, créant de nombreuses complications dans le traitement des patients infectés.

Le B5 face à la Pseudomonas aeruginosa

Il subsiste néanmoins de nombreuses questions : quelle est la réponse de la bactérie dans le milieu ? Fait-elle face à un environnement hostile ? Quelles sont les synthèses activées ? De nombreuses questions qui nécessitent encore des recherches assidues par Dr Manuel Gonzalez et ses collaborateurs.

Pour en savoir plus :

http://www.unige.ch/sciences/biologie/biveg/microbio/themes/KarlPerron/RecherchesKP.html

http://www.chuv.ch/soinsintensifs

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudomonas_aeruginosa

Nous remercions le Dr Manuel Gonzalez qui a pris le temps de nous expliquer en quoi consistent ses recherches, et qui nous a beaucoup aidé lors de la rédaction de cet article!

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:39

par Sarah Bernaudin, Lucas Chaleyssin, Malo Cresson, Yannick Di Paolo et Elina Gunsing

L’espèce humaine possède des capteurs, les bourgeons du goût, permettant de distinguer les différentes saveurs : sucré, salé, amer, acide et umami.

Nous nous intéresserons ici plus particulièrement au goût amer, qui n'est pas présent chez tous les individus.

Le goût amer se détecte grâce à la molécule de phénylthiocarbamide ( PTC ) qui se place sur le récepteur TAS2R38, une protéine codée par un gène situé sur le chromosome 7. Ce gène possède deux allèles, celui qui correspond à la sensibilité est dominant tandis que l'autre est récessif. Ainsi chaque individu peut être soit homozygote dominant (2 allèles de sensibilité), homozygote récessif (2 allèles ne définissant pas la sensibilité) ou encore hétérozygote (un allèle dominant et un récessif, l'individu est sensible). Mais comment le déterminer ?

Le génotype est identifiable grâce à une PCR (Polymerase Chain Reaction) suivie d'une électrophorèse), comme l'a fait le groupe précédent : http://www.lebioblog.com/article-y-a-t-il-des-mutants-dans-le-lycee-123887126.html

La PCR consiste en une amplification de milliards de fois d'un unique fragment d'ADN. Dans notre cas, nous avons pu utiliser une machine qui utilise une PCR en temps réel qui se distingue de la PCR quantitative. Grâce à cette nouvelle technique on n'utilise plus l'électrophorèse car il devient possible de réaliser la PCR en 1 heure au lieu de 4 heures et il est possible de déterminer les allèles présents en temps réel.

Un cycle de PCR consiste en une séparation de l'ADN à haute température, puis une diminution de la température pour ensuite avoir une reconstitution de l'ADN par l'enzyme polymérase. Lors de cette reconstitution, s’insèrent deux types de sondes taqman, complémentaires à un motif particulier (séquence) de nucléotides, l'une se fixe sur l'allèle "sensible" et l'autre sur l'allèle "non sensible". Celles-ci permettent de repérer chaque type d’allèle dans chaque cas. Le fonctionnement des sondes est le suivant: lors de la duplication de l'ADN ces sondes se fixent sur un brin d'ADN puis pendant la réplication de celui-ci les sondes sont détachées du brin d’ADN ce qui provoque de la fluorescence, verte dans le cas où l'allèle est "non sensible" et bleue dans le cas où l'allèle est "sensible". Ainsi on peut déterminer si l'individu est hétérozygote (les deux couleurs sont présentes) ainsi l'individu est sensible à l'amertume. Dans un second cas l'individu est homozygote récessif (seule la couleur verte est présente) et l'individu est donc insensible à l'amertume. Dans le dernier cas l'individu est homozygote dominant (la couleur bleue est présente), il est donc sensible à l'amertume.

Le principe de l'utilisation des sondes taqman pour l'identification des allèles

Le principe de l'utilisation des sondes taqman pour l'identification des allèles

Les résultats obtenus pour une personne hétérozygote

Les résultats obtenus pour une personne hétérozygote

Dans le graphique visualisé pendant le déroulement de la PCR, la courbe verte représente la fluorescence au cours du temps de l'allèle "non sensible", la courbe bleue représente la fluorescence au cours du temps de l'allèle "sensible" et la courbe rouge est un test pour s'assurer du fonctionnement de la machine. Plus la fluorescence est importante plus l’allèle est amplifié.

Une détermination du génotype en live par PCR

A partir de ces résultats, on trace le graphique (présenté ci-dessous) illustrant l'intensité lumineuse de l’allèle "sensible" et de l’allèle "non sensible". Il y a 10 échantillons : 8 personnes testées le jour de l'expérience, un contrôle positif C+ hétérozygote et un contrôle C- négatif (pas d'ADN).

On peut constater qu'il y a 3 hétérozygotes c'est a dire qui possèdent deux allèles différents (en vert) : ils possèdent l'allèle "sensible" et l'allèle "non sensible".

Il y a 4 homozygotes c'est-à-dire qui possèdent deux fois le même allèle dont 2 pour l'allèle "sensible" (en bleu) et 2 pour l'allèle "non sensible" (en rouge). Nous pouvons également voir qu'il y a eu un problème avec l'une des personnes qui n'a pas d'ADN (LC), étrange... Petit problème technique plus vraisemblablement.

Une détermination du génotype en live par PCR

Un énorme merci à l'équipe de l'UNIGE (BiOutils) pour nous avoir permis de réaliser cette expérience d'avant garde.

Illustrations : BiOutils

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