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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 09:11

Des virus dit émergents font régulièrement la une des médias. En 2009, la grippe porcine fait son apparition au Mexique et sa propagation est si rapide que, quelques mois après, l’OMS déclare l’état de pandémie. En 2012, c’est le coronavirus qui fait parler de lui au Moyen-Orient. En 2014, le virus Chikungunya s’étend en Amérique centrale, tandis qu’Ebola fait des ravages en Afrique et la Dengue en Asie et ailleurs. Les exemples sont nombreux et ces nouveaux virus sont souvent décrits comme dangereux et incontrôlables.
Représentent-ils une véritable menace?
Faut-il craindre des virus qui voyageraient en quelques jours d’un continent à l’autre?

Le 18 septembre 2014, le Professeur Laurent Kaiser de la Faculté de médecine de Genève a donné une conférence sur ces "virus sans frontières".

Cette conférence décrit les bases biologiques et scientifiques pouvant mener à l’apparition de nouveaux virus, vecteurs potentiels d’épidémies humaines.

Elle est consultable en ligne en cliquant sur l'affiche ci-dessous.

Inspirés par cette conférence, les élèves d'AP de Terminale S travailleront sur ce thème ce semestre et mettront en ligne leurs articles au fur et à mesure de leur avancement.

En attendant, pour en savoir plus sur les virus et leurs dangers, cliquez donc sur le lien ci-dessous.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 08:28

anaya

 

"Je m’appelle Anaya et j’ai 12 ans. Je participe au club recyclage dans mon collège ou nous prenons des déchets et nous les recyclons en fabriquant de nouveaux objets. Nous faisons des choses comme : des colliers, des paniers, du papier fait maison, des habits ou encore des boucles d’oreilles. Je trouve ça une excellente expérience : c’est amusant et nous trouvons plein d’idées pour être plus éco-responsables. J’ai été choisie pour aller en Pologne et j’ai rencontré plein de nouvelles personnes qui s’intéressaient également à ça et j’ai vu les activités de recyclage qu’ils faisaient dans leurs écoles. Ce voyage m’a donné plein de nouvelles idées à propos du recyclage, je me suis aussi rendu compte de pourquoi il faut mieux s’occuper de notre planète et lui venir en aide."

 

"Je m'appelle Morgane je suis en seconde et je fais partie des Ecos delégués. Plusieurs ateliers sont présentés comme le recyclage des livres, un potager ou faire des affiches pour les classes.
Ma motivation a été avant tout de participer à une rencontre avec des élèves du lycée qui ne sous-estiment pas cette cause du recyclage. Il y avait aussi une envie ďune approche plus simple pour sensibiler les jeunes.
Tout au long de cette année scolaire je me suis impliquée différemment dans le lycée car j'ai été dans ľatelier recyclage et dans celui des livres. J'ai eu la chance de participer au projet Comenius qui m'a permis de rencontrer ďautres élèves de différents pays (avec qui je reste aujourďhui en contact) et de voir comment ils travaillent dans leurs écoles. Ce voyage m'a beaucoup apporté en idées et en amitié.

Je continuerai à la maison comme je ľai fait jusqu'ici, et j'espère vous aussi, en pensant à éteindre la lumière et les appareils au lieu de les laisser en veille, en pensant à trier le verre, le plastique etc et en NE GASPILLANT PAS ĽEAU!!!

Au lycée vous pouvez toujours faire un petit geste en jetant les papiers dans les bacs prévus et surtout ne pas prendre la nourriture que vous êtes sûrs de ne pas manger!!!"

 

morgane.jpg

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 13:24

Détermination de la sensibilité à l’amertume : le verdict.

 Par Zuzana Senajova, Loïc Genneret, Vanessa Parisi et Océane Lataste

 Nous sommes retournés à l’UNIGE pour analyser notre ADN et comprendre si nous sommes génétiquement disposés à ressentir la sensation amère par nos bourgeons du goût.

Protocole :

On prélève tout d’abord des cellules épithéliales de la bouche à l’aide d’un coton tige stérile pour les introduire dans un tube Eppendorf.

Après préparation du prélèvement dans un milieu approprié permettant la sortie de l’ADN des cellules qui le contenaient précédemment, il s’agit de le placer dans la machine à PCR (un thermocycleur) pour amplifier l’ADN qui est alors sous la forme d’un fragment de 221 paires de bases.

Par la suite, on ajoute une enzyme de restriction pour faire une digestion du produit PCR. L’enzyme reconnaît la combinaison GGCC autour de la 44ème paire de base (en rouge) – combinaison présente uniquement sur l’allèle « sensible » (dominant) - la coupure du fragment se fait entre « G » et « C ». L’ADN est alors décomposé en deux séquences, l’une comptant les 44 premières paires et l’autre les 177 paires restantes. Le test sur un individu non sensible homozygote n’entraîne pas une division du fragment car l’ADN recueilli n’a pas de site de restriction propre à l’enzyme utilisée. La sensibilité à l’amertume est donc corrélée à la reconnaissance et à la coupure du brin d’ADN.

On place désormais l’ADN digéré dans une préparation de gel d’agarose pour pratiquer une électrophorèse. En fonction de leur taille les fragments d’ADN migrent plus ou moins vite vers le pôle +.

Le gel est placé sous un révélateur à UV. Les fragments apparaissent, selon leur taille, plus ou moins haut sur la photographie prise par la machine.

Il est alors possible de conclure sur la sensibilité à l’amertume par observation de l’image.

Une juxtaposition de fragments de 221 et 177 paires de bases est caractéristique d’un individu hétérozygote (voir figure 1). Il faut préciser que le fragment comptant les 44 premières paires de bases n’apparaît pas bien du fait de sa taille. La présence d’un unique fragment à 221 pb est caractéristique d’un individu homozygote récessif et non sensible à l’amertume (figure 2).

Au contraire, un fragment à 177 pb concerne un individu homozygote dominant et sensible (figure 3).

 

Figure 1 Hétérozygote sensible :

Les barres colorées représentent les chromosomes homologues. Le trait noir est le site de restriction.

La bande correspondant au  fragment de 44 pb est peu visible sur les gels d'électrophorèse.

2eme schema ret-copie-1

Figure 2 Homozygote non sensible : 1er-schema-ret-copie-1.JPG


Figure 3 Homozygote sensible :

3eme-schema-ret.JPG

 

Voici les résultats obtenus après migration de l’ADN par électrophorèse pour les différents élèves testés :


resultat-electrophorese.JPG

Légende des dépôts :

M = marqueur (il sert d’échelle pour le nombre de paires de base)

1 = Mathieu

2 = Marina

3 = Vanessa

4 = Loïc

5 = Alexandre

6 = Océane

7 = Contrôle négatif

 

Analyse des résultats et conclusion :

 

Suivant la hauteur à laquelle a migré l’ADN ainis que le nombre de fragments pour chaque individu, on peut déterminer sa sensibilité ou non à l’amertume


Nous pouvons ainisdire que Mathieu (1) est homozygote pour le gène de l’amertume étudié et est insensible à celle-ci. Il en est de même pour Océane (6).

 

On observe que pour Marina (2), Alexandre (5) et Vanessa (3) il y a les deux bandes correspondantes ( 221, 177 pb - bande 44 pb non visible). Ils sont donc hétérozygotes pour le gène de l’amertume et la ressentent.

 

Nous constatons aussi qu’il n’y a aucune personne qui est homozygote sensible à l’amertume.

 

Nous remarquons que Loïc ( 4 ) ne possède aucune bande sur le résultat de l’électrophorèse. N’a t-il pas d’ADN ? Est il un robot ? Ou bien s’agit une simple erreur lors du dépôt ?

Affaire à suivre...

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 10:35

par Marina Seiler, Alexandre Nolté et Mathieu Pillard

 

La PCR, ou polymerase chain reaction, plus communément appelée réaction en chaîne par polymérase a été découverte au XXème siècle. Son créateur, Kary Mullis, a obtenu un prix Nobel pour cette innovation en 1993 qu’il partage avec son coéquipier Michael Smith. La PCR a pour but de répliquer une séquence d’ADN préalablement ciblée des milliers voire des millions de fois.

 

Pour effectuer une PCR, nous avons besoin d’un thermocycleur, qui comme son nom l’indique permet de chauffer quelque chose selon des cycles.

Thermocycleur.JPG

Nous avons aussi besoin d’un petit tube « Eppendorf » dans lequel l’ADN sera mis quand il sera prêt à aller dans le thermocycleur. Avant de commencer, il faut déjà choisir une séquence d’ADN cible (c’est-à-dire la séquence d’ADN qu’on veut répliquer) et savoir quels nucléotides se situent près de ses limites, car il faut utiliser des amorces adaptées pour pouvoir initier la réplication. Ensuite, il faut des enzymes qui permettront d’accrocher les nucléotides aux brins d’ADN, comme l’ADN polymérase. Cependant, lors d’une PCR, l’enzyme utilisée est la Taq polymérase (enzyme venant d’une bactérie thermophile, donc résistante à la chaleur), et enfin notre « ADN original ».

 

Une fois l’ADN préparé et mis avec tous ces composants dans le thermocycleur, la PCR peut commencer. Ce processus fonctionne sous forme de cycles. Un cycle repose sur 3 étapes :

  • La dénaturation : L’ADN est chauffé à 95°C pour que la double hélice qu’il forme s’ouvre. En effet, sous l’effet de la chaleur, les liaisons faibles qui assurent la cohésion des deux brins se brisent.

  • L’hybridation, qui s’effectue à une température de 45-60°C. C’est à cette étape que les amorces présentes dans le tube vont s’accrocher sur les brins d’ADN en respectant le principe de complémentarité des bases.

  • L’élongation : Cette phase est aussi appelée extension des amorces. C’est là qu’une polymérisation de l’ADN se fera. L’enzyme mise dans le tube va, à partir des amorces, accrocher les nucléotides sur l’ADN, tout en continuant d’appliquer le principe de complémentarité des bases.

     

    Les cycles peuvent aussi êtres expliqués grâce à ce schéma :

Schéma cyclesSchema-cycles2.JPG Comme nous les voyons, la première polymérisation de l’ADN ne s’arrête pas à la longueur voulue mais continue. Les copies de l’ADN ne sont pas à la taille voulue, c’est-à-dire à la taille de la séquence ciblée. Les cycles recommencent, de 20 à 50 fois selon le nombre de séquences d’ADN voulu.

A partir du 4eme cycle, le nombre de séquence d’ADN de la bonne taille obtenu dépasse celui des séquences plus longues, comme le montre ce schéma :



Schema-pcr-courts-et-longs.JPG

 

On peut expliquer cela par le fait que le nombre de séquences d’ADN trop longs évolue de manière linéaire tandis que le nombre d’amplicons (= molécules d’ADN définies à leurs extrémités) obtenus augmente de manière exponentielle. Le nombre de séquence d’ADN obtenu au total est égal à 2^(n), n représentant le nombre de cycles effectués. Un cycle met environ 5 – 10 minutes à se faire. Vous pouvez aussi retrouver ce principe grâce à cette animation : http://www.ens-lyon.fr/RELIE/PCR/principe/anim/presentation.htm

Les utilisations scientifiques de la PCR sont très nombreuses ; trop nombreuses pour être recensées. Toutefois, elles peuvent être classées en différentes catégories. Quelques exemples concrets :

 - En médecine :

On utilise la PCR pour les tests génétiques (test de parenté...), la détection d’oncogènes (des gènes pour lesquels des mutations favorisent la survenue de cancers) et les tests de compatibilité pour la transplantation d’organes.
La caractérisation et la détection de virus : La PCR a rendu la détection du VIH (Virus d’Immunodéficience Humaine) beaucoup plus rapide en permettant de détecter un génome viral dans l’ADN (Acide Désoxyribonucléique) prélevé dans 50000 cellules. Elle a également permis l’échantillonnage de différents microorganismes pathogènes, comme celui responsable de la Tuberculose pour, par exemple, évaluer l’efficacité d’un traitement envisagé.

- En criminologie :

La PCR est l’une des étapes fondamentales lors d’une recherche « génétique » d’un criminel grâce a toutes les possibilités que donne une plus grande quantité d’ADN (Plus de détails sur l’identification génétique de criminels sur ce site : http://incc.fgov.be/fr/identification-genetique)

 

Bien sûr ce ne sont que des exemples d’utilisations de la PCR, n’oublions pas que la génétique est une des préoccupations principales de l’Homme actuellement et que la PCR a été un tremplin pour celle-ci.

Sources :

 

Schémas: http://www.bibliomer.com/documents/fiches/fiche_ensavoirplus_lien_PCR_vf.pdf

Infos : Unige.

http://www.ens-lyon.fr/RELIE/PCR/principe/anim/presentation.htm http://www.bibliomer.com/documents/fiches/fiche_ensavoirplus_lien_PCR_vf.pdf http://en.wikipedia.org/wiki/Applications_of_PCR

http://incc.fgov.be/fr/identification-genetique

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 15:16

Les élèves d'accompagnement personnalisé impliqués dans le projet "découverte de la recherche scientifique " sont retournés à l'Université des Sciences de Genève le 26 mars pour mener une série d'expériences afin d'analyser leur ADN.

Ils ont extrait leur ADN à partir de leurs cellules buccales, puis ils l'ont amplifié par PCR dans le but de comprendre s'ils sont ou non génétiquement disposés à ressentir la sensation amère par les bourgeons du goût de leur langue. Complexe ? Non. Bientôt des explications éclairées par les bioreporters ayant fait office de cobayes pour l'occasion...

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Etape 1 : écouter les consignes.                    Etape 2 : rester bien concentré.

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Etape 3 : prélever des cellules.                      Etape 4 : pipetter, faire le bon mélange...

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Etape 5 : encore pipetter, mélanger, centrifuger pour extraire l'ADN. Avec le sourire !

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Etape 6 : placer l'ADN extrait dans la machine à PCR pour en obtenir de grandes quantités.

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Etape 7 : digérer l'ADN par l'enzyme de restriction adéquate. Suivre le protocole.

Etape 8 : déposer l'ADN digéré sur un gel pour une électrophorèse.

DSC01519.JPG  DSC01523.JPG

Etape 9 : lancer la migration de l'ADN.         Etape 10 : tester la sensibilité à l'amer.

DSC01525.JPG

Etape 11 : Vérifier que son profil génétique correspond à sa sensibilité à l'amer.

 

Vanessa, Marina, Océane, Alexandre, Loïc et Mathieu sont-ils homozygotes ou hétérozygotes? Leur profil génétique est-il en adéquation avec leur phénotype?

Vous le saurez prochainement. Suspense insoutenable...

 

En partenariat avec :

banniere

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 15:34

3 lycéens et 3 collégiens sont allés du 31 mars au 4 avril au Gimnasium Liceum Siostr Nazaretanek à Varsovie accompagnés de 2 professeurs impliqués dans le projet Coménius "Energie et développement durable".

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L'occasion de rencontrer des élèves norvégiens, hongrois, anglais, italiens et bien sûr polonais, ainsi que de pratiquer et d'améliorer son anglais. 

Une bonne expérience d'échange culturel et des sessions de travail en rapport avec le recyclage, thème à l'honneur de cette rencontre.

Les impressions des élèves de retour de Pologne, bientôt en ligne... Qu'ont-ils appris ? Que leur a apporté cette expérience ? De nouvelles idées pour recycler les déchets ?

Prochaine session : La Norvège en mai. Thème : l'énergie hydroélectrique.

Quelques photos de l'expérience polonaise...

Concours du logo du projet

Les logos conçus par les élèves des différentes écoles ont été soumis au vote des professeurs.

Le 1er prix revient à l'école polonaise. 2eme prix : Hongrie. 3eme prix : Italie. + Le coup de coeur du jury français...

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Conception et présentation d'un poster illustrant l'action menée en matière de recyclage dans les différentes écoles partenaires 

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Après les préparatifs, Laura, Anaya, Samantha, Alisha, Andrea et Morgane présentent les actions menées à Ferney-Voltaire. L'équipe italienne et les autres décrivent leur travail.  

Atelier "Recyclage et Art Plastique"

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Plein de bonnes idées à ramener au lycée.

Un peu de sciences et de culture...

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Visite du musée des Sciences et du planétarium, découverte du centre historique de Varsovie.

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Escapade culturelle à Cracovie. La french team est enthousiaste !

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Photo de groupe devant le château de Cracovie.

Atelier "Des idées pour le recyclage"

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Créativité sans limites... Morgane est fière de son oeuvre et ça se voit !

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Il est temps de rentrer et de partager son expérience et ses souvenirs.

Bravo à tous ! 

Et merci à l'école polonaise pour son acceuil.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 12:13

par Loïc Genneret

 

Une enzyme de restriction est une protéine capable de couper un double brin d’ADN au niveau d’une séquence de nucléotides.

 

Il existe plusieurs types d’enzymes de restriction: On distingue trois types d'enzymes de restriction. Les enzymes de type I et de type III reconnaissent une séquence d'ADN et coupent en un endroit aléatoire, d'une distance d'environ 1 000 paires de bases (pb) pour le type I et de 25 pb pour le type III plus loin que le site de restriction (site reconnu par l’enzyme).

 

Les enzymes de type II, les plus utilisées, reconnaissent une séquence spécifiqueet coupent en un endroit spécifique de la séquence d'ADN.

 

Utilisation de ces enzymes: On se sert des enzymes de restrictions de type II en génie génétique. Cette science consiste en l’intégration d’un gène au sein de l’ADN d’une bactérie afin que celle-ci reproduise la protéine issue du gène dont on voudrait exploiter les capacités.

 

Fonctionnement : Découvrez en images l’utilisation d’une enzyme de restriction pour intégrer un gène (un gène humain, par exemple) dans un plasmide bactérien.

 

http://www.youtube.com/watch?v=aA5fyWJh5S0


L’essentiel (extraits de la vidéo) :


photo 1 L’enzyme de restriction (en bleu) se fixe sur la séquence d’ADN qu’elle doit sectionner.

 

enzyme de restriction, fixation de l'enzyme sur le site de

 

photo 2 Après section l’enzyme se libère de l’ADN et laisse apparaître les « sticky-ends », des «bouts collants».

 

enzyme de restriction, rupture après action de l'enzyme de

 

photo 3 L’ADN découpé se trouve tout apte à l’intégration du gène, celui-ci (représenté par la chaîne rose fluo, à gauche de l'image) se rapproche en frétillant de la zone de raccordement.

 

enzyme-de-restriction--les-bouts-collants.jpg

 

photo 4 La liaison de l’ADN bactérien avec le gène s’apprête à s’effectuer.

 

enzyme-de-restriction--portion-d-ADN-a-inserer.jpg

 

photo 5 Une nouvelle enzyme, la ligase (en vert) entre en jeu, sa fonction consiste à consolider définitivement le gène à l’ADN.

 

enzyme-de-restriction--action-de-la-ligase-pour-consolider-.jpg

 

photo 6 Etat final : le gène est intégré

 

enzyme-de-restriction--etat-final.jpg

 

Exemple et méthode de fonctionnement via ECOR1 :

 

processus-ecoR1.jpg

Le mode d’action de l’enzyme ECOR1 reconnaît puis coupe la séquence GAATTC en laissant des «Sticky-ends». Ensuite la ligase (enzyme de couleur verte dans la vidéo explicative de l’utilisation des enzymes de restriction) permet de recoller le gène extrait de l’ADN. Une fois le gène intégré a son nouveau brin d’ADN il sera fonctionnel et la bactérie porteuse de ce gène va donc produire en masse la protéine caractéristique du gène.

 

Voici ci-dessous plusieurs exemple de zones de coupure d’enzymes de restriction. On observe un contraste entre les raccordements selon l’enzyme qui est utilisée. On remarque ainsi que certaines enzymes «laissent» des bouts francs tandis que d’autres coupent le double brin d’ADN de sorte a laisser des extrémités cohésives.

                                                                                                      image : www.edu.upmc.fr

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:37

Les nouvelles affiches incitant au recyclage du papier dans les salles de classe du lycée sont en cours d'installation.

Les éco-délégués interviendront pour sensibiliser la communauté scolaire à l'intérêt du recyclage des papiers usagés.

En attendant, ayez le bon réflexe : utilisez les bacs prévus

 

Vous ne savez pas quels types de papiers sont recyclables ? Quels papiers ne le sont pas ?

Cliquez sur lien, jouez avec ecofolio.fr et faites le bon geste !

 

http://www.ecofolio.fr/le-recyclage/faites-le-bon-geste

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 13:57

Fracture tes plasmides et découvre l’enzyme !

Par Marina Seiler, Alexandre Nolté et Dylan Terrot

en partenariat avec

banniere 

Le clonage de l’ADN est une technique de plus en plus commune de nos jours, loin de la complexité de la Science Fiction. Nous allons vous présenter la première étape de celui-ci en vous montrant comment il est possible de découper des plasmides (molécules d’ADN circulaires capables de se répliquer d’elles-mêmes que l’on trouve uniquement dans les organismes bactériens) qui servent au clonage d’ADN. Le clonage de l’ADN correspond à l’intégration de fragments d’ADN étranger (provenant d'humains par exemple) dans un plasmide.

Pour voir un exemple de clonage :

http://bioutils.unige.ch/experiences/exp_clonage.php

 

Plusieurs étapes ont été nécessaires pour mener à bien notre expérience (réalisée lors de notre visite à l’UNIGE) :

- Extraire les plasmides à partir de bactéries.

- Digérer ces plasmides avec des enzymes de restriction (BamH1 ou MSP1) qui coupent l’ADN à des endroits particuliers en reconnaissant des séquences d’ADN spécifiques, appelées sites de restriction (qui ne sont pas les mêmes pour tous les types d’enzymes de restriction).

Important : le nombre de sites de restriction sur l’ADN du plasmide n’est pas le même pour toutes les enzymes de restriction.

 

Sur l’image ci-dessous, on voit le nombre de sites de restriction en fonction de l’enzyme pour le plasmide utilisé lors de l’expérience (le plasmide pUC19-TIF qui comprend 8297 paires de bases ou pb) ainsi que le nombre de fragments d’ADN obtenus après digestion (et leur longueur) :

 

Image2 ap svt

Pour vérifier que les plasmides ont bien été coupés par les enzymes de restriction utilisées (BamH1 ou MSP1), nous avons effectué une électrophorèse sur gel agarose. Voici une image montrant la préparation du processus (cliquez dessus pour en savoir plus):

Image1 ap svt

Ce processus va permettre de séparer les différents morceaux d’ADN selon leur taille dans un champ électrique. Ici, les morceaux d’ADN vont migrer vers la «borne +» puisque les groupes phosphates présents dans l’ADN sont chargés négativement. Les plus petits morceaux d’ADN vont migrer beaucoup plus loin que les plus gros, qui sont ralentis par leur masse. Comme nous les avons coupés en plusieurs parties, nous allons pouvoir vérifier si le découpage a eu lieu en comptant le nombre de bandes d’ADN différentes.

Voici le résultat obtenu après avoir déposé dans différents puits (numérotés de 1 à 6) toutes les solutions obtenues :

ap4.JPG

Les colonnes non numérotées sont des tests.

 

Après avoir eu toutes ces explications, réussissez-vous à déterminer quelle enzyme a coupé chaque plasmide aux différents puits numérotés de 1 à 6 (reportez-vous au document qui présente le nombre de sites de restriction sur le plasmide) ?

Source images : BioOutils - UNIGE

 

 

 

Solution : Pour chaque puits nous pouvons observer différentes migrations de morceaux de plasmide. Pour les puits 1, 3, 4, 5 chaque ligne de migration obtenue comporte deux bandes d’ADN donc deux morceaux de plasmide. En relation avec le premier document, on peut affirmer que ces plasmides ont été digérés par l’enzyme BamH1, puisqu’il y avait deux sites de restrictions, donc deux fragments d’ADN après digestion. 

Pour les puits 2 et 6, on peut en déduire qu’il y a eu digestion avec Msp1 car on peut voir 13 morceaux. On devrait en obtenir 18, mais comme certains morceaux ont la même taille, ou presque, on ne peut pas les distinguer. Le fait que la digestion n’a pas été complète peut aussi faire varier le nombre de fragments d’ADN obtenu.

 

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 15:37

Les phages au secours de la médecine

 

par Vanessa Parisi et Océane Lataste-Munter

 

Quelques définitions pour mieux comprendre :

Bactéries : organismes vivants unicellulaires et procaryotes présents dans tous les milieux, souvent pathogènes.

Virus : micro-organismes capables de se répliquer en pénétrant dans une cellule

Sans les virus la Terre serait recouverte d’une épaisse couche de bactérie !!

Bactériophage : Virus s’attaquant aux bactéries et se multipliant à l’intérieur de celles-ci provoquant ainsi l’explosion de la bactérie et la propagation des virus dans l’organisme.

Un bactériophage aussi appelé phage est spécifique à une bactérie donnée.

Le phage injecte son ADN dans la bactérie qui va le lire (en effet l’ADN est universel) et va ainsi produire des phages qui vont la détruire.

 

De nos jours, les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques. Mais pas de panique ! Une solution existe: LES PHAGES !

Pour comprendre leur utilité, visionnez la vidéo (une émission du 11 septembre 2013 sur la RTS) en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.rts.ch/emissions/36-9/5102290-bacteries-resistantes-des-virus-au-secours-des-malades.html

 

 Résumé : Cette vidéo est un documentaire sur l’utilisation des phages, très répandue à l’est de l’Europe mais méconnue à l’ouest. A travers l’exemple d’un homme atteint de la mucoviscidose, nous découvrons l’efficacité des phages contre cette maladie contre laquelle la médecine occidentale ne peut rien faire. En effet, dans la clinique géorgienne où il est allé, les médecins prélèvent un peu de mucus de ses bronches contaminées par les bactéries et testent sur lui différents « cocktails » de phages. Finalement, le « cocktail » le plus adapté pour détruire la bactérie sera prescrit au malade.

En Géorgie, la prescription des bactériophages est prioritaire sur celle des antibiotiques. En effet, une bactérie peut évoluer et devenir résistante aux antibiotiques alors qu’un phage évolue en même temps que la bactérie. Dans le second exemple de la vidéo, on voit le cas d’un homme, dont la jambe était infectée par un staphylocoque doré contre lequel aucun antibiotique ou greffe n’étaient efficaces. Il était prêt à recourir à l’amputation. Le recours aux bactériophages lui a permis de conserver sa jambe. Pour trouver cette solution, il a dû faire des recherches de son côté. Il peut aujourd’hui marcher mais est en colère contre la médecine occidentale qui ne l’a pas mis au courant de l’existence de ces virus tueurs de bactéries.

Cette vidéo présente les phages comme une solution très efficace. On espère donc qu’ils seront également utilisés en occident prochainement !



Images extraites de la vidéo :

phage1-copie-1 

Les récepteurs du phage reconnaissent la bactérie.  Le phage s’accroche à elle et lui injecte son ADN (contenu dans la tête).

phage 2

Au cours des minutes suivantes, plusieurs phages s’accrochent à la bactérie et lui injectent également leur ADN.

phage-3.jpg

La multiplication des phages à l’intérieur de la bactérie finit par la faire exploser.

 

Remerciements à Karl Perron de l'Université de Genève (BiOutils) pour ses explications éclairées.

banniere

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Le Bioblog, C'est Quoi ?

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